Francesco Brancaccio
MARDI 13 MAI — 13:35 à 13:50
L’intervention soulignera la manière dont les communs urbains doivent être appréhendés, y compris dans leurs dispositifs de construction institutionnelle, comme des formes décentralisées du commun comme mode de production. Les communs urbains réunissent en leur sein une pluralité d’activités productives et les services essentiels propres aux modes de vie et de reproduction de la force de travail dans la métropole structurée par les réseaux de la connaissance et du numérique. Deux thématiques seront alors développées : la première a trait à la question du néo-municipalisme, qui amène à concevoir le commun comme un processus instituant réorganisant le gouvernement des territoires urbains à partir d’un « pouvoir habitant » ; la seconde porte sur la problématique de la « communalisation du public » pensée comme un processus où les principes de la démocratie du commun pénètrent et transforment de l’intérieur l’organisation même de l’administration et des services publics.
Francesco Brancaccio est docteur en « Théorie de l’État et institutions politiques comparées » à l’Université La Sapienza de Rome. Il réalise une thèse sur les communs urbains auprès de l’ED Sciences Sociales de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis (thèse en sciences de l’information et de la communication), sous la direction de Carlo Vercellone. Il est membre du Centre d’Études sur les Médias et l’Internationalisation (CEMTI) et co-organisateur du séminaire doctoral Capitalisme Cognitif. Parmi ses publications : 2019 « Changer la ville. André Gorz et les communs urbains », Variations. Revue Internationale De Théorie Critique ; 2020 « The Space-Time of the Gilets Jaunes ». South Atlantic Quarterly, 119 (4), pp.846-855 ; 2021(avec Alfonso Giuliani et Carlo Vercellone), Le commun comme mode de production, L’éclat, Paris ; 2024 « Du droit à la ville au droit à la métropole ? Pour des nouveaux communs urbains », Ecorev’ – Revue critique d’écologie politique, N° 56 (56), pp.175-195.