Oumar Kane
LUNDI 12 MAI — 9:25 à 9:40
Comment envisager la critique à partir des collectifs organisés invoquant le concept de communs sur les terrains africains ? Telle est l’interrogation centrale qui tiendra lieu de fil directeur à notre communication. Nous nous intéresserons aux formes d’engagement liés à une forme d’écologisme des pauvres pour identifier les registres discursifs et les pratiques critiques mobilisés par les acteurs sociaux africains. Nous tenterons de montrer que ces pratiques sont éthiques et critiques d’un manière concrète qui les rend peu visibles pour la recherche occidentalocentrée qui a tendance à les considérer selon le prisme d’une épistémologie du manque. Après ce diagnostic initial, nous nous attarderons sur quelques construits théoriques susceptibles de rendre compte de manière positive d’une conception et d’un pratique du « commun » conforme à une ontologie relationnelle particulièrement pertinente pour les sciences de la communication et en leur sein la communication environnementale. Nous passerons en revue quelques candidats conceptuels susceptibles de permettre de penser des alternatives radicales (Ulfina, Saffuu, Ubuntu, …) aux concepts dominants (transition écologique, développement durable, …) en vue de développer une pensée du « commun » décoloniale.
Justification d’intérêt
Travaillant depuis plus de dix ans sur les questions environnementales, les communs constituent bien naturellement un objet de recherche au cœur de mes intérêts de recherche. En tant que membre régulier du CRICIS, je suis au plus haut intéressé à participer à cet événement où la question des communs sera traitée en profondeur en communication et dans d’autres disciplines de manière à féconder une approche interdisciplinaire qui est urgente sur cette question de première importance.