Samuel Lamoureux
MERCREDI 14 MAI — 9:30 à 9:45
Dans les dernières années, les économistes Julia Cagé (France) et Dwayne Winseck (Canada) ont émergé comme étant les voix les plus critiques des médias privés dans leur propre pays. Rarement regroupés dans les mêmes travaux, ces chercheurs ont pourtant développé des pensées similaires quant à l’avenir des médias d’information et du secteur de la culture et des communications de manière générale. Dans cette présentation, nous proposons de revenir sur les principaux points de comparaison entre les pensées de Cagé et de Winseck, et ce dans l’optique de dégager une trame critique, mais aussi émancipatrice, pour penser l’avenir des médias aujourd’hui.
Plus des groupes de médias deviennent puissants, moins nombreux sont ceux qui osent les critiquer.
Julia Cagé, Pour une télé libre, P. 26
Nous nous baserons sur les travaux des chercheurs publiés depuis 2015, soit dans le cas de Cagé les livres : Sauver les médias : capitalisme, financement participatif et démocratie (2015), L’Information à tout prix (2017), Le Prix de la démocratie (2018), L’information est un bien public (2021) et Pour une télé libre (2022). Dans le cas de Winseck, nous nous concentrerons, encore depuis 2015, sur ses principaux rapports de recherche, tels que Media and internet concentration in Canada, Growth and Upheaval in the Network Media Economy, ainsi que ses nombreux articles sur l’économie politique des médias.
Comme nous le démontrerons, Cagé et Winseck proposent une critique des médias et des solutions concrètes, notamment communales et coopératives, pour démocratiser l’univers médiatique. À l’ère de la crise des médias, il nous semble plus que pertinent de souligner ces nombreuses solutions concrètes et pragmatiques.
Samuel Lamoureux PhD est professeur adjoint en communication au Département Sciences humaines, Lettres et Communication de l’Université TÉLUQ. Il enseigne principalement des cours de théories du journalisme et d’histoire de la communication. De manière générale, ses recherches portent sur une analyse critique de la production de l’information ainsi que sur les formes de résistance face au capitalisme numérique. Il est membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la communication, l’information et la société (CRICIS) et du Groupe de recherche sur l’information et la surveillance au quotidien (GRISQ).